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Les enseignements en formation professionnelle

Enseignements professionnels

La création et l'actualisation des diplômes professionnels s'articulent autour de 5 phases.

La phase d'opportunité

Cette étape a pour but d'apprécier l'intérêt de créer ou non un nouveau diplôme ou de rénover un diplôme ou un ensemble de diplômes à la demande des organisations professionnelles, des professions, de grandes entreprises, de l'administration, des corps d'inspection, des académies...

La réalisation de la phase d'opportunité
Le travail de réflexion sur l'opportunité de rénovation des créations de diplômes consiste à mettre en évidence les compétences attendues par les diverses professions composant les secteurs d'activité économique et à évaluer leurs besoins quantitatifs, en faisant notamment porter l'analyse sur :
  • l'examen des modes de recrutement du ou des secteurs concernés.
  • Le contenu professionnel de la demande. La teneur des savoirs professionnels est en effet différente suivant le type d'emploi visé.
  • Les aspects quantitatifs.
  • La nature des diplômes et les formes de préparation les mieux adaptées.
  • La pertinence de la demande par rapport aux diplômes existants.
De la phase d'opportunité à l'élaboration du diplôme
Cette étude d'opportunité est réalisée sous la responsabilité du secrétariat général des CPC qui peut, si nécessaire, s'entourer d'avis extérieurs, notamment à l'aide d'études complémentaires. Le dossier, une fois prêt, est soumis à la CPC concernée qui décide de la suite à donner.

L'élaboration du référentiel des activités professionnelles

Le référentiel des activités professionnelles est une analyse qui se veut prospective à cinq ans des grandes activités, supposées maîtrisées après le temps moyen d'adaptation nécessaire d'au moins deux ans, que recouvrent les emplois susceptibles d'être occupés par les futurs titulaires du diplôme.
Cette phase est fondamentale car elle est celle des choix entre les différentes fonctions possibles et leur pondération. Le rôle des professionnels y est tout à fait déterminant puisque c'est là que se construit l'identité du diplôme.

L'élaboration du référentiel de certification du diplôme professionnel

Il s'agit, dans cette étape, de traduire l'analyse des activités professionnelles en termes de compétences à acquérir, définies par des savoir-faire et des savoirs associés. Cette phase d'élaboration est d'ordre beaucoup plus pédagogique et repose donc davantage sur les enseignants, auxquels on fait alors appel pour contribuer à l'élaboration du projet.

La définition des modalités de validation et la mise en conformité réglementaire

La dernière phase porte sur la définition des modalités de validation et sur la mise en conformité réglementaire du projet, qui sont de nature différente selon le type de diplôme et le type de candidat-élève, apprenti ou salarié.
A partir des règlements généraux des examens, le groupe de travail élabore les épreuves-contenus, durées et coefficients.
Plusieurs modes d'évaluation et formes d'examen sont possibles : combinaison d'épreuves ponctuelles et d'épreuves en contrôle en cours de formation (CCF) ; épreuves ponctuelles, sous forme globale ou sous forme progressive.
Cette phase, avec tous ses aspects réglementaires - règlement d'examen, condition d'accès au diplôme, horaires d'enseignement... - est placée sous la responsabilité des bureaux de la réglementation des diplômes professionnels.

L'avis de la CPC et la publication officielle

Lorsque les travaux sont terminés, le projet est soumis pour avis à la CPC réunie en assemblée plénière. Une fois l'avis favorable recueilli, le projet est transmis au bureau de la réglementation chargé d'en assurer le suivi - comportant la présentation au Conseil Supérieur de l'Éducation et/ou au Conseil National de l'Enseignement Supérieur de la Recherche - jusqu'à la parution de l'arrêté au Journal Officiel, puis au Bulletin Officiel de l'Éducation Nationale.
L'avis de la CPC est recueilli à l'issue de débats qui aboutissent le plus souvent à un consensus. Dans les rares cas où des positions demeurent opposées, il est procédé à un vote.

L'enseignement général dans les diplômes professionnels et technologiques

Pour tous les diplômes professionnels de l'Éducation Nationale sont définies des compétences générales et professionnelles exigées par l'exercice d'un métier et pour une insertion sociale et professionnelle.

Les enjeux liés à la présence de l'enseignement général dans les diplômes professionnels sont de plusieurs ordres :

un ordre économique et professionnel : la formation générale est considérée comme le moyen de développer des compétences professionnelles et de favoriser l'adaptabilité, la mobilité et la possibilité de suivre avec profit une formation continue, attentes très explicites des milieux professionnels ;

un ordre social et culturel : plus de 50 % d'une classe d'âge suit la voie professionnelle, dont tous les acteurs de la société revendiquent l'égale dignité avec les autres voies de formation. Les jeunes qui suivent cette voie ont donc les mêmes droits à une formation de citoyens ;

enfin un ordre institutionnel : le diplôme, qui signale une aptitude et atteste les compétences permettant l'accès à une qualification, offre en outre des garanties, comme sa neutralité (il est délivré par la puissance publique), mais aussi le respect d'un seuil d'exigence en matière de culture générale et de contenu professionnel propre à faciliter les évolutions futures.

Au moment où le répertoire national des certifications professionnelles se construit, il est de première importance d'afficher ces caractéristiques. Ni les titres du ministère de l'Emploi, ni les certificats de qualification professionnelle ne certifient les compétences dans les matières d'enseignement général, tant réclamées par les milieux professionnels et qui constituent donc un atout décisif, non seulement pour les jeunes en formation initiale sous statut scolaire ou en apprentissage, mais aussi pour tous les candidats salariés ou en recherche d'emploi qui souhaitent progresser, se réinsérer ou se reconvertir.

Les responsables des CPC incitent les groupes de travail à faire participer de plus en plus les experts des disciplines d'enseignement général à des temps forts de la construction du diplôme. Ainsi, dès la fin de l'élaboration du référentiel des activités professionnelles (RAP), il est demandé d'associer les représentants des différentes disciplines pour définir l'architecture générale de l'ensemble du référentiel de certification et non pas de la seule partie professionnelle. C'est alors que sont réparties les compétences et savoirs entre les différentes disciplines et qu'une réelle articulation entre enseignement professionnel et enseignement général est mise au point.

Cette préoccupation de l'articulation entre les enseignements généraux et professionnels, dès la conception du diplôme, se poursuit à travers l'élaboration de documents d'accompagnement (recommandations pédagogiques, repères pour la formation), puis par des pratiques pédagogiques spécifiques lors de la mise en œuvre de la formation, comme le projet pluridisciplinaire à caractère professionnel, la co-animation de séquences pédagogiques ou encore la préparation et le suivi des périodes en entreprise.

C'est donc bien le contenu dans son ensemble qui doit être envisagé lors de la conception du diplôme et présider à son élaboration.

Horaires de formation en lycée professionnel

L'organisation des enseignements
L'organisation dans les formations préparées en deux ans

Pour les élèves, la durée de l'année scolaire est fixée à 36 semaines (code de l'éducation). Cette durée comprend les périodes de formation en établissement, les périodes en entreprise et la période d'examen en terminale. Les durées de formation en établissement et en entreprise sont spécifiées par les grilles horaires.

Les enseignements des classes de CAP, de BEP et  de baccalauréat professionnel comprennent des enseignements obligatoires et des enseignements facultatifs. Les établissements peuvent proposer les activités ou enseignements facultatifs prévus par chaque grille horaire.

Pour chaque élève, le volume horaire de formation ne doit pas excéder huit heures par jour et trente cinq heures par semaine.

21 grilles horaires organisent les formations en 2 ans sous statut scolaire :
3 pour le CAP
9 pour le BEP
9 pour le baccalauréat professionnel.
Chaque spécialité de diplôme est attachée à une grille horaire.

Les grilles horaires (site eduscol)
Pour chaque enseignement, l'horaire de référence est l'horaire cycle ou les horaires annuels.
L'horaire hebdomadaire de chaque enseignement est indicatif. Il peut varier sur l'année à condition de respecter l'horaire annuel de référence.
Certains enseignements sont dispensés en classe entière et/ou en groupes à effectif réduit. Les « conditions de dédoublement » (volumes horaires éventuellement dédoublés et seuil d'effectifs donnant droit aux dédoublements) varient selon les grilles horaires, les disciplines et/ou les secteurs professionnels.
En seconde professionnelle, tous les élèves bénéficient d'un enseignement modulaire (2h hebdomadaires). L'horaire de cet enseignement est réparti à égalité entre l'enseignement général et l'enseignement technologique et professionnel.

Un ou plusieurs projets pluridisciplinaires à caractère professionnel (PPCP) sont réalisés en terminale de BEP, et sur les deux années du cycle du CAP et du baccalauréat professionnel. L'horaire annuel PPCP est dû aux élèves.

L'horaire consacré au PPCP est réparti à égalité entre l'enseignement général et l'enseignement technologique et professionnel.

Tous les élèves bénéficient d'une éducation civique, juridique et sociale. Cette éducation concerne l'ensemble des disciplines. Organisée en interdisciplinarité, elle prolonge l'enseignement prévu dans les programmes de certaines matières.

L'organisation des cursus adaptés
Les grilles horaires annexées aux arrêtés relatifs à l'organisation et aux horaires des enseignements dispensés dans les formations sous statut scolaire préparant au CAP, au BEP et au baccalauréat professionnel s'appliquent aux cursus en deux ans.

Pour les cursus adaptés (par exemple BEP en un an, baccalauréat professionnel en un an), les horaires des grilles annexées aux arrêtés ne peuvent s'appliquer. En effet, ces cursus sont caractérisés par une adaptation de leur durée ou de leurs contenus. Cette adaptation repose sur un diagnostic précis des besoins du public accueilli et sur l'individualisation de la formation. Les horaires sont donc définis par l'équipe pédagogique en réponse aux besoins diagnostiqués.

Pour les CAP en un an préparés par les titulaires d'un premier CAP, la certification porte sur le domaine professionnel et éventuellement sur des enseignements généraux liés au domaine professionnel. L'organisation horaire fait donc également l'objet d'une adaptation par l'équipe pédagogique.

M.A.J. Le 27 avril 2010


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