Au-delà des tâches quotidiennes qui, pour être banales, n'en ont pas moins pour objectif de contribuer à la réussite de toutes celles et de tous ceux, jeunes ou adultes, qui sont engagés dans un cycle de formation, cinq chantiers nous mobiliseront dans les prochaines semaines.
Celui tout d'abord de la réforme des lycées. Il fait l'objet d'une réflexion - souvent audacieuse dans les propositions, toujours de qualité dans les approches - menée simultanément dans les établissements, à l'initiative souvent des CVL, et à l'échelle de l'académie, notamment dans le cadre du CAVL. On en trouvera un écho, fatalement assourdi, sur le site académique. La synthèse de ces débats et de ces réflexions, auxquels il est encore temps d'apporter sa contribution, personnelle ou collective, sera transmise à Richard Descoings, chargé d'une mission de réflexion à l'échelle nationale, dans la seconde quinzaine de mai. Déjà présent lors d'un débat organisé à Nantes, celui-ci reviendra en principe encore deux fois dans l'académie avant de remettre son rapport à la fin du mois de mai. L'académie, on le voit, y aura largement contribué.
Celui ensuite de la préparation du projet d'académie Cap 2015. Après le temps de la réflexion, lancée, on s'en souvient, à partir de fiches de travail traitant des objectifs prioritaires, voici venu celui de la concertation sur la base d'un avant-projet. On y retrouvera les cinq axes majeurs et les quinze objectifs prioritaires, les actions prévues et les indicateurs retenus. Ici encore, le site académique est mis à contribution pour recueillir les réactions et les propositions d'ici le mois de juin. Le projet sera alors prêt pour être mis en œuvre à partir de la rentrée prochaine.
Celui aussi de la rénovation de la voie professionnelle. Le cadre général en est maintenant bien connu et les textes officiels, désormais publiés, ont permis de répondre aux interrogations qui subsistaient. L'offre de formation a été établie, confortant le niveau V là où il permet une insertion professionnelle et élargissant le niveau IV, celui du baccalauréat, conformément au souci de permettre à un plus grand nombre d'élèves ou d'apprentis d'accéder à ce niveau de qualification. La plupart des équipes pédagogiques sont à présent engagées, avec le concours des inspecteurs, dans la préparation concrète de la rentrée 2009, dans l'intérêt même des élèves : celui de leur réussite.
Celui également, dans le premier degré, de l'évaluation de CE1. On sait en effet que l'acquisition du socle commun de connaissances et de compétences par tous les élèves, qui est l'objectif assigné à l'école et au collège, se fait en trois paliers : le CE1, le CM2 et la 3ème. Chacun de ces paliers est marqué par une évaluation nationale dont bénéficie chaque élève. L'évaluation de CE1 est donc la première qui permette de prendre la mesure de la maîtrise progressive du socle commun. C'est dire l'importance qu'elle revêt pour les élèves et leurs familles, pour les maîtres et les responsables du système éducatif.
Celui, enfin, de l'enseignement supérieur et plus précisément universitaire. Après les troubles, très divers selon les établissements, qui ont affecté les universités au cours des dernières semaines, il importe à présent que la réorganisation des enseignements permette l'organisation des examens et la validation de la formation reçue. Il en va de l'intérêt des étudiants, notamment des étudiants étrangers qui ont choisi de séjourner dans l'une des universités de notre académie, et de la crédibilité de l'institution universitaire. Au-delà de la présente année universitaire, il importe aussi de préparer l'avenir de l'enseignement supérieur dans notre région : c'est le sens de la prochaine inauguration officielle du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) qui fédère les ressources des Pays de la Loire.

Gérald CHAIX
Recteur de l'académie de Nantes
Chancelier des universités