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Théories explicatives

La théorie phonologique

Elle est largement étayée par des travaux expérimentaux.
Quel que soit le système d'écriture, la langue écrite est, de façon intrinsèque, un système qui découle de l'oral. L'hypothèse phonologique classique explique les difficultés de lecture par la faiblesse des habiletés phonologiques en dehors de la lecture, entre autres, en analyse phonémique et en mémoire à court terme phonologique.
L'hypothèse auditive stipule que le déficit phonologique provient d'une déficience de perception auditive affectant le traitement des sons brefs et des transitions temporelles rapides, mais ces déficits sont peu fréquents. Une autre hypothèse est la difficulté de discrimination des phonèmes.

Les dimensions visuelles

Les travaux suggèrent que certains présentent un déficit des traitements visuels (indépendamment de toute atteinte perceptive). Ces troubles sont mis en évidence par des épreuves psychophysiques informatisées.
Des travaux récents ont mis en évidence dans certains cas de dyslexie de surface une réduction de l'empan visio-attentionnel, c'est-à-dire le nombre de lettres qui peuvent être traitées simultanément au sein de la séquence du mot lors de chaque fixation.
Tous les professionnels s'accordent pour dire qu'il faut vérifier l'absence de trouble de la perception visuelle : vérification de l'acuité visuelle (hypermétropie, myopie, astigmatisme, impression de lettres qui bougent ou se chevauchent due à une instabilité de contrôle binoculaire, absence de troubles oculomoteurs). Des signes d'alerte tels que erreurs visuelles, difficultés à suivre les lignes, problèmes de sauts de ligne doivent aussi conduire à demander des examens complémentaires.

L'hypothèse cérébelleuse

Certaines associations ont attiré l'attention des chercheurs, retard dans les étapes du développement moteur, troubles de nature séquentielle temporelle (dire l'heure, se rappeler le mois de l'année), trouble de la coordination motrice et de l'équilibre.
Pourtant, il est peu probable que l'on puisse expliquer la dyslexie par un dysfonctionnement du cervelet. En revanche, les arguments sont suffisamment nombreux pour inciter à inclure le cervelet parmi les systèmes cérébraux qui sont perturbés chez le dyslexique ou du moins pour une partie d'entre eux.

L'hypothèse du traitement temporel

L'enfant souffrant de troubles spécifiques d'apprentissage a très souvent des problèmes avec le temps en général : gestion des aspects temporels des actes quotidiens, conscience et/ou perception de la durée d'évènements, discrimination d'évènements brefs tels que ceux constitutifs de la parole humaine.
Les recherches les plus récentes semblent aller à nouveau dans le sens d'un déficit des caractéristiques temporelles de la mise en relation de deux informations différentes.

Autres théories

Les anomalies micro structurales du cortex ont été visualisées par l'apport de l'imagerie cérébrale.
L'hypothèse de la nature familiale de la dyslexie est évoquée depuis longtemps et un faisceau de présomptions rassemblées depuis une vingtaine d'années fait penser que la dyslexie a une origine génétique.

M.A.J. Le 28 avril 2010


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