Tous les édifices accueillant du public devraient progressivement se mettre en conformité avec les normes architecturales d'accessibilité. Cette loi s'applique aux nouvelles constructions et aux rénovations. L'ancienneté de nombreux établissements scolaires explique que trop peu soient encore accessibles.
La décentralisation confie aux collectivités territoriales la charge de construire et d'entretenir les écoles (communes), les collèges (départements) et les lycées (régions). Ce sont donc les élus qui doivent être saisis des problèmes posés par l'inaccessibilité des lieux de scolarisation.
L'expérience montre que certains aménagements peu coûteux sont réalisés dans de bonnes conditions quand ils sont demandés à temps : installation de rampes ou de plans inclinés, aménagement de sanitaires. Mais les travaux plus importants (installation d'un ascenseur, par exemple) sont souvent difficiles à obtenir.
Parfois, l'établissement scolaire peut adapter son fonctionnement pour permettre la scolarisation d'un élève en fauteuil : à l'école, ce pourra être le déménagement au rez-de-chaussée, parfois plusieurs années de suite, de la classe qui accueille l'élève, ou au collège l'installation d'une division dans une salle fixe.
Ces solutions sont positives mais elles ne permettent pas à l'élève d'avoir accès à l'ensemble des locaux scolaires (restaurant, salles spécialisées), ce qui induit une forte restriction de son autonomie.
Lorsqu'aucune solution pratique n'est trouvée, la
Commission des droits et de l'autonomie (CDA) doit rechercher et proposer un autre établissement scolaire, plus accessible et le moins éloigné possible du domicile.
Pour les collèges et les lycées, on trouve dans certains départements, des établissements bien aménagés et dont le projet pédagogique facilite l'accueil d'élèves en situation de handicap. C'est une solution souvent intéressante pour éviter l'orientation dans un établissement spécialisé plus éloigné. Sur avis de la CDA une dérogation de secteur est alors accordée à l'élève.