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Entrepreunariat au féminin

Filles et garçons, osez entreprendre !

La 6ème édition de la Semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin s'est déroulée du 12 au 16 mars dans l’académie de Nantes.

L’objectif de cette opération est de promouvoir la culture entrepreneuriale au féminin auprès des collégiens, lycéens, apprentis et étudiants et de leur donner l’envie d’entreprendre. L’association « 100 000 entrepreneurs » anime un réseau d’entrepreneurs qui se rendent tout au long de l’année dans les collèges, les lycées et les établissements de l’enseignement supérieur pour témoigner et inciter les jeunes, en particulier les filles, à oser entreprendre. Les femmes ne représentent en effet que 30% des créateurs d’entreprise.

Une pépinière et des pépites

Dans l’académie de Nantes, qui relaye l’opération auprès de ses élèves, le Recteur William Marois et la Déléguée générale de « 100 000 entrepreneurs », Béatrice Vianney-Galvani, ont participé le 12 mars à un forum à la Pépinière d’entreprises Cœur d’Estuaire, à Saint-Étienne-de-Montluc.
La Communauté de Communes Estuaire et Sillon, qui regroupe douze communes, soutient et accompagne à travers son incubateur les porteurs de projets et créateurs d’entreprises afin de dynamiser le développement économique local et d’encourager l’esprit d’entreprendre sur son territoire. Vingt-et-une structures ou « pépites » sont actuellement hébergées à la pépinière qui s’engage, pendant quatre ans, à accompagner les porteurs de projet et créateurs d’entreprise : espaces, services, aide au pilotage, animation économique… des outils et des ressources qui leur permettront de prendre leur envol.

Le Recteur et la Déléguée générale de "100 000 entrepreneurs" échangent avec la directrice de la pépinière Coeur d'Estuaire.
Le Recteur et la Déléguée générale de "100 000 entrepreneurs" échangent avec la directrice de la pépinière Coeur d'Estuaire.

Des témoignages sur l’entrepreneuriat

Quatre intervenantes ont été invitées à témoigner pendant une demi-journée auprès d’élèves de 3ème du collège Paul Gauguin à Cordemais. Les collégiens, par groupes, ont partagé un moment privilégié avec chacune des entrepreneures.
 

Maïté Cosnard
Maïté Cosnard

Maïté Cosnard, consultante en financements et programmes européens à Éléo Conseil, a raconté son parcours avant de démarrer sa propre activité à trente-neuf ans. Ses études d’économie (Master 2 et Doctorat) l’ont conduite à voyager et à occuper divers emplois mais ce qu’elle souhaitait à l’issue de ses expériences, a-t-elle expliqué aux élèves, c’était être indépendante. C’est chose faite. « Il ne faut pas se décourager, il y a des périodes plus difficiles que d’autres, mais la diversité des missions et des clients est motivante ».
 

Élodie Kerneur et Claire Le Bot
Élodie Kerneur et Claire Le Bot

Élodie Kerneur, gérante de la Savonnerie nantaise, travaille en famille, avec sa cousine. Elle détestait la physique-chimie au lycée mais ne regrette pas d’avoir acquis des connaissances dans ce domaine puisqu’elle travaille au quotidien avec des formules chimiques dans le cadre de la saponification* ! Entrepreneuriat et dimension sociale sont compatibles : l’entreprise fait appel à des personnes en situation de handicap et à des personnes âgées pour assurer le conditionnement des savons par exemple. Les produits, issus d’un savoir-faire artisanal, sont aujourd’hui référencés dans des points de vente prestigieux.

Claire Le Bot, conseillère développement à la Banque Populaire Grand Ouest, se considère comme une « intrapreneuse » : elle forme les collègues dans les agences, travaille avec les partenaires. Elle rencontre dans son métier les entrepreneurs de demain et les accompagne dans leurs projets. « Il faut savoir prendre des risques, chacun d’entre vous peut un jour créer sa structure ». Il a également été question d’échec, car il ne s’agit pas d’idéaliser la notion d’entrepreneuriat : « les échecs nous construisent ; il est possible de rebondir et de s’atteler à d’autres projets, en prenant en compte les erreurs passées ».
 

Tiffen Rouyer
Tiffen Rouyer

Tiffen Rouyer a créé son agence de communication « Com l’éléphant ». Ses dix ans d’expérience dans la communication en tant que salariée lui ont donné envie de se lancer dans l’entrepreneuriat en se mettant à son propre compte. Elle a témoigné de son parcours et a échangé avec les collégiens sur la communication aujourd’hui : nécessité de se faire connaître grâce à une identité graphique, au référencement web, aux réseaux sociaux, notamment. La jeune femme explique qu’« il faut avoir une vision à long terme de son entreprise, lui donner un avenir. Mais la première chose à faire lorsqu’on veut réaliser son projet, c’est le business plan (feuille de route) ».

Les élèves ont posé des questions aux intervenantes, répondu à celles qui leur étaient posées sur leurs aspirations pour l’avenir. Ils ont pu, lors des échanges, exprimer leurs doutes pour certains et leurs certitudes pour d’autres en matière d’orientation et de futur métier.
Le Recteur, en s’adressant à l’ensemble des participants du Forum et particulièrement aux collégiens, a souligné l’importance de l’information sur l’orientation pour construire son avenir. L’économie mondiale a besoin d’innovation et les créations d’entreprises y contribuent. 
Il a incité les jeunes filles à élargir leurs champs dans leur démarche d’orientation. Sur une soixantaine de secteurs d’activité, les jeunes filles concentrent en effet leurs choix de formations dans une dizaine seulement.  Les opérations de sensibilisation telles que cette semaine dédiée à l’esprit d’entreprendre au féminin prennent tout leur sens et contribuent à agir sur les mentalités et les représentations.


*Action chimique permettent la synthèse du savon
 

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Rédigé par Gaetan Lemarie

M.A.J. le 19/03/2018