Les sujets du Bac 2003

  L.    E.S.    S.  S.T.T.

 PONDICHERY 2003

Pondychéry 2002 - Les sujets 2001 - bac 2000 - tous les autres sujets de dissertations classés notion par notion

 

Série ES

1er sujet

    Peut-on croire à ce qu'on sait ne pas être vrai ?        

2ème sujet

    Est-il légitime qu'une oeuvre d'art fasse l'objet d'un échange marchand ?     

3ème sujet

Expliquer le texte suivant

" Il semble qu'on puisse affirmer que l'homme ne saurait rien de la liberté intérieure s'il n'avait d'abord expérimenté une liberté qui soit une réalité tangible dans le monde. Nous prenons conscience d'abord de la liberté ou de son contraire dans notre commerce avec d'autres, non dans le commerce avec nous-mêmes. Avant de devenir un attribut de la pensée ou une qualité de la volonté, la liberté a été comprise comme le statut de l'homme libre, qui lui permettait de se déplacer, de sortir de son foyer, d'aller dans le monde et de rencontrer d'autres gens en actes et en paroles. Il est clair que cette liberté était précédée par la libération : pour être libre, l'homme doit s'être libéré des nécessités de la vie. Mais le statut d'homme libre ne découlait pas automatiquement de l'acte de libération. Être libre exigeait, outre la simple libération, la compagnie d'autres hommes, dont la situation était la même, et demandait un espace public commun où les rencontrer - un monde politiquement organisé, en d'autres termes, où chacun des hommes libres pût s'insérer par la parole et par l'action. "

H. ARENDT, La Crise de la culture.

La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. II faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
                                                              
 
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Série L

1er sujet

La singularité des événements historiques s'oppose-t-elle à leur explication ?

 2ème sujet

La rigueur d'un raisonnement suffit-elle pour garantir la vérité ?

3ème sujet

Expliquer le texte suivant

"La société et l'union entre les hommes se conserveront d'autant mieux qu'on manifestera plus de bienveillance à ceux avec qui on a une union plus étroite. Mais il semble qu'il faut reprendre de plus haut les principes naturels de la communauté et de la société des hommes. II en est d'abord un que l'on voit dans la société du genre humain pris dans son ensemble. Le lien de cette société, c'est la raison et le langage ; grâce à eux, on s'instruit et l'on enseigne, l'on communique, l'on discute, l'on juge, ce qui rapproche les hommes les uns des autres et les unit dans une sorte de société naturelle ; rien ne les éloigne plus de la nature des bêtes, à qui nous attribuons souvent le courage, aux chevaux par exemple ou aux lions, mais non pas la justice, l'équité ou la bonté ; c'est qu'elles ne possèdent ni raison ni langage. Cette société est largement ouverte ; elle est société des hommes avec les hommes, de tous avec tous ; en elle il faut maintenir communs tous les biens que la nature a produits à l'usage commun de l'homme ; quant à ceux qui sont distribués d'après les lois et le droit civil, qu'on les garde selon ce qui a été décidé par les lois ; quant aux autres, que l'on respecte la maxime du proverbe grec : « Entre amis, tout est commun. » [...] Ennius (1) donne un exemple particulier qui peut s'étendre à beaucoup de cas: « L'homme qui indique aimablement son chemin à un voyageur égaré agit comme un flambeau où s'allume un autre flambeau ; il n'éclaire pas moins quand il a allumé l'autre ».
(1) Poète Latin.
 
                                                               Cicéron, Traité des devoirs.

La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

 

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Série S

1er  sujet

La liberté de parole suffit-elle à rendre l'homme libre ?

2ème sujet

Pourquoi désirer ce qui n'est pas nécessaire ?

3ème sujet

Expliquez le texte suivant

"Notre connaissance des vérités, différente en cela de notre connaissance des objets, a un contraire qui est l'erreur. En ce qui concerne les objets, nous pouvons en avoir connaissance ou ne pas en avoir connaissance, mais il n'y a pas d'état d'esprit déterminé qui puisse être qualifié de connaissance erronée des objets, tant, en tout cas, que nous nous bornons à la connaissance directe. Tout ce dont nous avons une connaissance directe et immédiate est forcément quelque chose ; nous pouvons ensuite tirer des déductions fausses de notre connaissance, mais cette connaissance même ne peut être trompeuse. Par conséquent, il n'y a pas deux solutions en ce qui concerne la connaissance directe. Mais en ce qui concerne la connaissance des vérités, il peut y avoir deux solutions. Notre croyance peut aller à ce qui est faux aussi bien qu'à ce qui est vrai. Nous savons que sur de nombreux sujets, des individus différents professent des opinions différentes et incompatibles ; en conséquence, une partie de nos croyances est fatalement erronée."

B. RUSSELL, Problèmes de philosophie.

La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. II faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

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Série S.T.T.

1er  sujet

Le pouvoir que nous avons sur la nature repose-t-il sur la connaissance de ce qu'elle est ?

2ème SUJET

La vérité peut-elle changer ?

3ème SUJET

Les actions dont les principes sont en nous dépendent elles-mêmes de nous et sont volontaires.

En faveur de ces considérations, on peut, semble-t-il, appeler en témoignage à la fois le comportement des individus dans leur vie privée et la pratique des législateurs eux-­mêmes : on châtie, en effet, et on oblige à réparation ceux qui commettent des actions mauvaises, à moins qu'ils n'aient agi sous la contrainte ou par une ignorance dont ils ne sont pas eux-mêmes causes. En effet, nous punissons quelqu'un pour son ignorance même, si nous le tenons pour responsable de son ignorance, comme par exemple dans le cas d'ébriété où les pénalités des délinquants sont doublées, parce que le principe de l'acte réside dans l'auteur de l'action lui-même, qui était maître de ne pas s'enivrer et qui est ainsi responsable de son ignorance.

ARISTOTE

QUESTIONS

1) Dégagez l'idée principale du texte et son argumentation.

2) a - Comment Aristote distingue-t-il les actions qui « dépendent de nous » et celles qui n'en dépendent pas ?

b - En vous servant de cette distinction vous expliquerez les exemples du texte.

3) L'ignorance est-elle toujours une excuse ?

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