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publié le 14 septembre 2005

Redoublement en fin de seconde

Représentations relatives au phénomène

Les différents entretiens font apparaître des distorsions entre les représentations relatives au redoublement en fin de seconde.

Le plus souvent, le redoublement est décrit comme une nouvelle chance offerte aux élèves qui ne démontrent pas le niveau suffisant pour suivre immédiatement leurs études en classe de première. Il permet alors à des élèves ayant un niveau juste de réussir le baccalauréat en 4 voire 5 ans. Parmi les établissements audités, la plupart enregistrent des taux de redoublements supérieur à la moyenne académique, mais certains, de ce fait, enregistrent également des taux de réussite au baccalauréat sur 4 ou 5 ans (par rapport aux effectifs de seconde) supérieurs à la moyenne académique. Les professeurs et chefs d’établissement font confiance aux élèves pour qui la décision de redoublement est prise, pour redresser une situation délicate. A coté de ce parcours, d’autres représentations sont évoquées, parmi elles, celle d’un redoublement qui permet aux élèves de redéfinir un projet, d’envisager une réorientation, alors que cette possibilité n’était pas envisagée en fin de 3 ème par le jeune et sa famille. Enfin, le redoublement peut être décrit comme un échec, source de démotivation pour les jeunes lors de la deuxième année. La consultation des bulletins de seconde montre que les redoublants ne réussissent pas tous une meilleure deuxième année de seconde (en moyenne le gain est de 1 point), mais le redoublement se traduit surtout par un absentéisme parfois très important et par un manque de travail. Quelques cas d’élèves ayant été davantage en difficulté lors de leur deuxième seconde ont été évoqués. Les élèves semblent donc vivre sur leurs « acquis ». Le « poids » représenté par ces élèves est source d’hétérogénéité dans les classes.

« Peut-on amener les autres élèves au maximum de leurs capacités avec une telle hétérogénéité ? ». Les professeurs mettent en avant la difficulté de gérer des publics qui ont des attentes très différentes (passage en 1 ère S ou manque de motivation)

Les élèves acceptent le redoublement avec un projet (en général celui de passer en 1 ère générale), mais dans la réalité ce projet peut être modifié, lors de la deuxième année.

Le redoublement en fin de seconde se heurte donc à une contradiction entre deux conceptions de la classe de seconde, d’une part accepter des élèves afin qu’ils bénéficient de toutes leurs chances et qu’ils mûrissent un projet et, d’autre part, permettre à d’autres élèves de se préparer dans les meilleures conditions leur poursuite d’études (essentiellement dans la filière S). Les représentations relatives au redoublement en fin de seconde sont en réalité liées aux représentations relatives au rôle de la classe de seconde.

La question du redoublement pose également la question des moyens mis en œuvre pour accueillir les élèves et les aider à progresser. Deux conceptions s’opposent, celle qui met en avant le niveau insuffisant des élèves à leur arrivée et celle qui met en avant des pratiques pédagogiques qui prennent insuffisamment en compte le niveau réel des élèves.

Proposition 1
Ce constat nécessite une formulation des objectifs de la classe de seconde : quel est le rôle de la classe de seconde ?


rectorat de nantes