« Peut-on amener les autres élèves
au maximum de leurs capacités avec une telle hétérogénéité ?
». Les professeurs mettent en avant la difficulté
de gérer des publics qui ont des attentes très
différentes (passage en 1 ère S ou manque
de motivation)
Les élèves acceptent le redoublement avec
un projet (en général celui de passer en 1
ère générale), mais dans la réalité
ce projet peut être modifié, lors de la deuxième
année.
Le redoublement en fin de seconde se heurte donc à
une contradiction entre deux conceptions de la classe de
seconde, d’une part accepter des élèves
afin qu’ils bénéficient de toutes leurs
chances et qu’ils mûrissent un projet et, d’autre
part, permettre à d’autres élèves
de se préparer dans les meilleures conditions leur
poursuite d’études (essentiellement dans la
filière S). Les représentations relatives
au redoublement en fin de seconde sont en réalité
liées aux représentations relatives au rôle
de la classe de seconde.
La question du redoublement pose également la question
des moyens mis en œuvre pour accueillir les élèves
et les aider à progresser. Deux conceptions s’opposent,
celle qui met en avant le niveau insuffisant des élèves
à leur arrivée et celle qui met en avant des
pratiques pédagogiques qui prennent insuffisamment
en compte le niveau réel des élèves.