Ainsi, des collèges présentant
des taux de PCS défavorisées supérieurs
à la moyenne académique figuraient parfois
dans le peloton des établisse-ments où les
élèves réussissaient bien, voire très
bien les tests d’évaluation ou, du moins, obtenaient
des résultats bien meilleurs que des collèges
accueillant des publics plus favorisés. Là
où une forme de fatalité sociale aurait laissé
attendre des résultats faibles, on se trouvait au
contraire face à de véritables réussites
scolaires, en français comme en mathématiques.
C’est cet aspect paradoxal des résultats de
l’évaluation 6ème que le groupe Pôle
pédagogique a souhaité explorer.
Dans un premier temps, ont donc été retenus
quatre collèges. L’un offre des résultats
excellents, pour une population scolaire où les PCS
défavorisées se situent dans la moyenne académique
; il s’agit du collège Milcendeau à
Challans. Les trois autres sont des établissements
aux PCS nettement défavorisées, mais qui affichent
cependant des résultats moyens, voire bons, aux évaluations
: on trouve dans cette catégorie le collège
Stendhal de Nantes, le collège Tiraqueau de Fontenay-le-Comte
et le collège Alfred Jarry de Renazé. Il a
été ensuite demandé aux IEN en charge
des circonscriptions correspondant à ces collèges
de choisir deux écoles (une, pour ce qui concerne
le clg de Renazé), en essayant de varier au mieux
l’échantillon : petite/grande école,
école ru-rale/de ville, écoles de ZEP, école
d’application, etc. Ont été concernées
les écoles sui-vantes :
- écoles Françoise Dolto et George Sand à
Nantes ;
- école publique de Renazé (53) ;
- école Bouron-Massé de Fontenay-le Comte
;
- école publique de Saint-Michel-Le-Cloucq (85) ;
- école publique de Soullans (85) ;
- école publique Les Guernovelles de Saint-Gervais
(85).
Après qu’un calendrier et un programme eurent
été élaborés, chacune a fait
l’objet d’au moins une journée de visite
par un groupe composé de l’IEN de la circonscription
ac-compagné, pour chaque école, de deux IA-IPR,
l’un de Lettres, l’autre de Mathémati-ques.
Ces visites croisées ont consisté en observation
de cours, de français et de mathé-matiques
en priorité, mais aussi d’anglais, en consultation
des outils des élèves (cahiers, manuels, référents…)
et ont donné lieu à chaque fois à des
entretiens, des discussions, des rencontres avec les enseignants.
Sur certains sites, l’observation a pu porter sur
des activités moins « ordinaires » :
séance de « travail personnel contractualisé
» en CM1-CM2, atelier de liaison Grande Section –
CP. Dans tous les cas, le groupe d’inspecteurs a eu
le souci de ne pas se cantonner au niveau d’enseignement
du CM2 et de réaliser des observations dans diverses