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Les petites plaidoiries

Concours « Les Petites Plaidoiries »

Cet évènement a été créé à l’attention de lycéens de l’académie. Ils ont, lors d’une joute oratoire, défendu une cause devant un jury de professionnels de l’éducation et de la justice.

La salle des assises était remplie ce mardi 5 février après-midi. C’est dans ce lieu solennel et symbolique du Palais de justice de Nantes que s’est déroulé le premier concours académique « Les Petites Plaidoiries », créé par le Rectorat de Nantes en partenariat avec le Tribunal de grande instance.

Le concours s’adresse aux élèves de terminale L ayant choisi la spécialité « Droit et Grands Enjeux du Monde Contemporain » (DGEMC).
Il vise à :

  • fédérer les élèves autour d’une cause à défendre en mobilisant des concepts simples, inscrits au programme de DGEMC ;
  • développer la capacité à prendre la parole en public et former à l’éloquence ;
  • contribuer à la formation de citoyens éclairés ;
  • encourager la découverte des métiers du droit ;
  • valoriser l’enseignement de DGEMC* dans l’académie de Nantes.

Vingt-et-un élèves (neuf binômes et un trinôme) originaires de dix lycées de l’académie se sont affrontés. Ils avaient au préalable reçu la cause qui leur avait été attribuée par tirage au sort et préparé leur argumentation juridique, la plus structurée et convaincante possible au sein de leur établissement, encadrés par leur professeur.
 

Place aux joutes oratoires

Le grand jour est enfin arrivé ! Rémi Le Hors, président du tribunal de grande instance, et Pierre Sennès, procureur de la république, ont souhaité la bienvenue à l’ensemble du public, les candidats accompagnés de leurs camarades de classe et de leur enseignant en salle des assises. Le président a encouragé les candidats à mettre en œuvre tout leur talent littéraire lors des joutes oratoires. Le procureur leur a rappelé que « Cette salle des assises est le lieu où s’exprime l’oralité des débats ; elle doit vous inspirer car c’est aussi le lieu de la force du verbe et de la force de conviction ».

Le premier binôme s’est présenté à la barre et a exposé à deux voix sa plaidoirie devant le jury composé d’un avocat, d’une représentante du tribunal, de deux inspecteurs pédagogiques régionaux et d’un professeur des universités. Qu’il s’agisse de santé, de droits de l’homme, de protection de l’enfant, de liberté d’expression ou de développement durable, les plaidoiries se sont succédé, les lycéens se prenant au jeu et argumentant avec fougue et conviction. A l’issue de l’exposé qui ne devait pas dépasser sept minutes, les membres du jury n’ont pas hésité à échanger avec les candidats sur leurs choix de stratégie et sur les arguments développés.
 

Un travail d’argumentation salué unanimement

L’heure de la délibération a sonné. Le jury s’est retiré afin de désigner les trois plaidoiries les plus convaincantes et les plus étayées. Pour patienter, un quizz était proposé aux candidats, portant sur des questions de culture générale et de culture juridique.
Le Recteur William Marois a rejoint le président du tribunal et le procureur pour annoncer le palmarès et remettre à chacun des participants des lots offerts par le Rectorat de l’académie de Nantes et le ministère de la Justice :

  • 1er Prix : trinôme du lycée de Bretagne (Nantes)
  • 2e Prix : binôme du lycée Jean-Monnet (Les Herbiers)
  • 3e Prix : binôme du lycée Albert-Camus (Nantes)

Les membres du jury ont pris la parole et exprimé combien ils avaient été impressionnés par la qualité des travaux, la pertinence des argumentations et l’aisance oratoire des candidats. Le président du tribunal de grande instance a salué l’ensemble du travail fourni par les lycéens et l’accompagnement des professeurs. Il a tenu à féliciter tous les candidats, lauréats ou non du concours.


Donner sa place à l’oralité

Le Recteur a remercié les inspecteurs en économie-gestion qui sont à l’origine du ce projet et a en rappelé les intérêts principaux :
  • la présence des élèves dans le Palais de justice contribue à leur formation de citoyen et leur permet de découvrir les lieux et le fonctionnement de la justice ;
  • l’exercice de la prise de parole en public est formatrice : l’oral est important quel que soit le métier exercé.
    Concernant ce dernier point, le Recteur a rappelé l’arrivée dans le nouveau baccalauréat, à partir de 2021 d’un « grand oral », préparé dès la classe de première. Cette épreuve de 20 mn repose sur la présentation d’un projet et permettra d'évaluer la capacité de l'élève à analyser en mobilisant les connaissances acquises au cours de sa scolarité, notamment scientifiques et historiques.
  • la découverte des métiers de la parole et de l’expression : magistrat, avocat, professeur de droit par exemple.
La création du concours « Les Petites Plaidoiries » a été possible grâce aux relations étroites qui se sont nouées entre le Rectorat, l’Université et la Justice. Le succès de cette grande première édition va peut-être donner envie aux jeunes de s’orienter vers les nombreux métiers du droit et permet d’ores et déjà d’envisager l’organisation d’une seconde édition en 2020.

Témoignages :
Des élèves du lycée Albert Camus (Nantes) : « nous sommes déjà venues visiter le Palais de justice à deux reprises. Nous avons découvert les différents rôles des personnels de justice et tous les types de droit qui existent : pénal, administratif, civil et correctionnel. Tous nous intéressent. Nous avons aussi pris conscience du travail énorme que font les juges : recherches sur le droit, les articles de loi et la jurisprudence, la connaissance des contextes, la rédaction du réquisitoire… ».

Des élèves du lycée Aristide-Briand (Saint-Nazaire) : « notre classe est très motivée par le concours « Les Petites Plaidoiries ». Intéressés par l’art du maniement des mots et curieux des faits de société et des grands enjeux qui régissent notre monde actuel, nous avons désigné deux porte-paroles pour nous représenter à ce concours que nous avons préparé tous ensemble avec enthousiasme ».

Les établissements ayant participé au concours :
- lycée de Bretagne - Nantes
- lycée Albert Camus - Nantes
- lycée Saint-Stanislas - Nantes
- lycée Le Loquidy - Nantes
- lycée Saint-Dominique - Saint-Herblain
- lycée Aristide-Briand - Saint-Nazaire
- lycée Notre-Dame-de-l’Espérance - Saint-Nazaire
- lycée Marguerite Yourcenar - Le Mans
- lycée Notre-Dame - Le Mans
- lycée Jean-Monnet - les Herbiers


* le programme de la spécialité DGEMC aborde de nombreuses problématiques liées à notre société contemporaine (l’évolution de la famille, la vie, la santé, internet et le droit, la protection européenne des droits de l’homme, etc.). L’enseignement est dispensé à raison de trois heures par semaine et fait l’objet d’une évaluation orale au baccalauréat.
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Rédigé par Gaetan Lemarie

M.A.J. le 01/03/2019