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Collège Berlioz - Nantes

« I gotta feeling » : un projet inclusif

Des élèves du collège Hector-Berlioz à Nantes ont participé du 13 au 19 décembre à des ateliers artistiques favorisant la mixité, avec le concours d’artistes professionnels et d’intervenants.

Depuis plusieurs années les équipes enseignantes du collège développent des projets d’éducation artistique et culturelle pluridisciplinaires afin de sensibiliser tous les élèves à la culture et  à la création. Le projet « I gotta feeling », initié en septembre et conçu comme un « voyage scolaire interne », a permis de travailler sur la mixité, le vivre ensemble et la tolérance, tout en faisant découvrir à ces jeunes les réelles valeurs véhiculées par le hip-hop grâce à la collaboration d’artistes de la scène nantaise.

 « I gotta feeling » possède une dimension inclusive : il a rassemblé soixante élèves de 5e, du dispositif ULIS (Unité Locale d’Inclusion Scolaire) et de l’UPE2A (Unité Pédagogique pour Élèves Allophones Arrivants) de l’établissement. Tous ensemble, pendant une semaine, les collégiens ont partagé des activités autour du fil conducteur du questionnement  « comment exprimer ses émotions à travers le corps mais aussi la danse, la voie parlée, la voix rappée, la voix chantée ? ».
 

Exprimer la tristesse, la joie, la colère

Les élèves ont bénéficié de l’encadrement d’intervenants et d’artistes professionnels qui ont animé les ateliers : initiation à la danse hip-hop avec l’artiste Tunjay, création et interprétation d’un rap avec le rappeur JM, initiation au beat box avec l’artiste Furax et apprentissage du blues. Ils ont appris à verbaliser et à exprimer leurs émotions - tristesse, joie, colère - au cours des différents ateliers.
La chanson « Happiness » a entièrement été écrite en anglais par les collégiens qui l’ont interprétée accompagnés à la guitare par un professeur d’histoire-géo de l’établissement. Sur une sonorité blues, les paroles portent un message de revendication autour de la liberté d’expression, de déplacement, d’opinion dans un pays libre et démocratique.

L’initiation à la percussion corporelle, initiée par le professeur d’éducation musicale, a permis aux adolescents d’utiliser leurs pieds, leurs mains, leur buste comme instrument de musique pour produire collectivement des rythmes et une mélodie.

La danse hip-hop a trouvé également écho auprès des jeunes. L’artiste Tunjay, qui intervient régulièrement en milieu scolaire, considère qu’il est important de transmettre aux plus jeunes : «  les élèves sont hyper réceptifs et se sentent très concernés. Ils ont à cœur de bien assimiler ce qu’on leur apprend car ils mesurent la chance qu’ils ont de pouvoir participer à un tel projet dans leur collège ».

Le thème de la colère a fait l’objet de la création d’un rap écrit par les soixante élèves. Des émotions fortes exprimées par les collégiens parmi lesquelles la difficulté à communiquer ou la lutte contre le harcèlement y sont notamment abordées.

Furax, animateur de l’atelier beat box, participe pour la première fois à une résidence d’artistes dans un établissement pendant une semaine entière et à un projet de cette ampleur. Il est cependant habitué à intervenir dans les établissements scolaires, les IME, les MJC, les milieux hospitalier et carcéral. Faire de la musique en imitant des instruments, en grande partie des percussions, uniquement avec sa bouche n’est pas chose facile. Les élèves ont progressé au fil des jours et certains d’entre eux comptent bien continuer à pratiquer le « human beat box » entre camarades.
 

Reportage photos


Témoignages d’élèves :
Pablo : « c’est un super projet, les intervenants sont sympas et on est très motivé par les ateliers. On a tous des différences, il faut les respecter. On n’a pas le droit de se moquer de quelqu’un qui a des difficultés ».
Louane : « j’ai bien aimé tous les ateliers, surtout le rap et la danse hip-hop. Je sais que les élèves des ULIS et de l’UP2A ne sont pas différents des autres, on a mieux fait connaissance pendant cette semaine car on a partagé des choses. C’était sympa de voir comment chacun se débrouille en chant, en danse, en beat-box… ».
 

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Rédigé par Gaetan Lemarie

M.A.J. le 27/01/2020