De gauche à droite : Raphaël MULLER, Recteur de la région académique des Pays de la Loire et de l’académie de Nantes, Gilles NEUVIALE, Directeur académique des services de l’Éducation nationale en Loire-Atlantique, François COUX, Inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche.
La Loire-Atlantique fait partie des 18 départements engagés en 2026 dans une expérimentation nationale visant à faire évoluer la manière de construire la carte scolaire. Plutôt que de raisonner uniquement d’une rentrée à l’autre, l’objectif est désormais de se projeter à plusieurs années, en tenant compte des évolutions démographiques, des réalités locales et des mobilités des familles.
Penser l’École à l’échelle des territoires
Après l’ouverture du séminaire par Raphaël Muller, recteur de la région académique Pays de la Loire, recteur de l’académie de Nantes, et Gilles Neuviale, directeur académique des services de l’Éducation nationale de Loire-Atlantique, François Coux, inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche, a présenté les enjeux de cette nouvelle approche.
L’objectif : passer d’une gestion annuelle de la carte scolaire à une stratégie territoriale à plus long terme, en s’appuyant notamment sur l’échelle des bassins de vie.
Cette démarche doit permettre de mieux articuler les enjeux scolaires avec les transports, les équipements, les services aux familles et les politiques d’aménagement du territoire. Elle vise également à renforcer les équipes pédagogiques et à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.
S’inspirer des expériences déjà engagées
Thierry Claverie, DASEN de Charente, a présenté l’expérience menée dans son département, confronté depuis plusieurs années à une baisse démographique importante.
Son témoignage a montré comment une projection sur plusieurs années peut permettre d’anticiper l’évolution du réseau scolaire et de réfléchir à de nouvelles organisations : pôles éducatifs territoriaux, regroupements, renforcement des équipes pédagogiques ou encore meilleure articulation entre école et collège. L’objectif reste de garantir une offre éducative de qualité, adaptée aux réalités des territoires.
La matinée s’est poursuivie avec le témoignage de Philippe Cheval, ancien président de la Communauté de communes Terre de Picardie, qui a apporté le regard d’un élu ayant exercé la compétence scolaire. Les échanges ont notamment souligné l’importance d’un dialogue étroit et anticipé entre l’Éducation nationale et les collectivités.
Trois temps d’échanges thématiques pour poursuivre la réflexion
L’après-midi, les participants ont été réunis autour de trois leviers complémentaires :
- la gouvernance territoriale et coopération avec les élus, avec Marc Makhlouf, sous-préfet de Châteaubriant-Ancenis ;
- les leviers RH et pédagogiques au service des territoires ruraux et fragiles, avec Frédérique Simon, secrétaire générale de la DSDEN, et Olivier Marti, adjoint au directeur académique ;
- l’organisation du périscolaire au service des territoires, avec les équipes du service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES).
Ces focales thématiques ont permis d’aborder très concrètement les conditions de réussite d’une transformation du réseau scolaire : accompagnement des personnels, nouvelles organisations pédagogiques, coopération avec les collectivités, transports, restauration, accueil périscolaire ou encore utilisation des bâtiments scolaires.
Anticiper pour mieux agir
Cette journée a fait émerger une conviction commune : la baisse démographique constitue une transformation durable qui invite à repenser l’organisation scolaire pérenne plutôt qu’à l’ajuster chaque année.
L’expérimentation doit ainsi permettre de construire une vision partagée à l’échelle des territoires, en associant Éducation nationale, collectivités et partenaires locaux, avec une priorité constante : garantir aux élèves une offre éducative de qualité, adaptée aux réalités de chaque territoire.
Mise à jour : octobre 2026



