Cet événement, en partenariat avec Nantes Université et la Cité des Congrès, s’inscrit dans le cadre du déploiement du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (EVARS) mis en œuvre depuis la rentrée scolaire 2025 dans l’ensemble des établissements scolaires.
Une mobilisation partenariale
Pensée comme un temps fort de sensibilisation et de réflexion, cette conférence a rassemblé près de 1 400 lycéennes et lycéens issus des cinq départements des Pays de la Loire, des étudiantes et étudiants, ainsi que des personnels de l’Éducation nationale (des formateurs et référent EVARS, des infirmières, des référents égalité filles-garçons, des assistants chargés de la prévention et de la sécurité, des inspecteurs…) et du grand public.
Elle marque la volonté de l’académie de Nantes de favoriser l’échange entre générations et acteurs de la société civile sur des enjeux majeurs d’égalité, de justice et de prévention des violences sexistes et sexuelles.
Un format autour d’un documentaire engagé
Grâce à une autorisation du ministère de la Justice, la rencontre s’est ouverte sur la projection du documentaire Viol, défi de justice (2024), réalisé par Marie Bonhommet. Ce film, tourné au sein de la cour criminelle de Nantes, suit de manière immersive le déroulement d’un procès pour viol et interroge la manière dont la justice appréhende la notion de consentement.
Regards croisés et débat citoyen
La projection a été suivie d’un débat animé par la journaliste Anne-Lyse Thomine, réunissant trois intervenants aux expertises complémentaires :
- Diariata N’Diaye, fondatrice de l’association Résonantes, engagée dans la prévention des violences faites aux femmes ;
- Anne Bouillon, avocate pénaliste, spécialisée dans les violences faites aux femmes ;
- Nicolas Rafin, enseignant-chercheur en sociologie de Nantes Université.
Cette pluralité de points de vue – juridique, sociologique, militant – a permis d’enrichir la compréhension des enjeux liés au consentement, et à la consommation de contenu pornographique. Anne Bouillon :
Le « non » prend toujours le dessus.
Des élèves de niveaux scolaires différents ont pu poser leurs questions et avoir des échanges francs et spontanés avec les professionnels présents comme « Pourquoi la notion de consentement ne figure pas dans la définition du viol ? » Une question complexe à laquelle Anne Bouillon a su répondre simplement : les académiciens et les juristes ne sont pas d’accord.
Ressources et accompagnement
Pour prolonger les échanges et offrir des ressources concrètes, plusieurs associations partenaires agréées dans le cadre du programme EVARS étaient également présentes dans le hall de la Cité des Congrès. Leur participation a permis d’apporter des outils utiles à la sensibilisation, à la prévention et à l’accompagnement des jeunes et des professionnels.
À travers cette initiative, l’académie de Nantes réaffirme son engagement en faveur d’une éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, pleinement inscrite dans les politiques publiques de prévention et de lutte contre les violences.
L’académie de Nantes tient à remercier l’ensemble des acteurs présents et impliqués dans l’organisation de cet évènement, dont Lise Bailly, IA-IPR en sciences de la vie et de la Terre et Cécile Bétermin, directrice de l’école académique de la formation continue (EAFC).
Mise à jour : octobre 2025



